Conclusion

Ce dessin est inspiré du thème biblique de Babel, il utilise la dispersion puis la réunification des langages comme une métaphore du dialogue entre les personnes et les peuples ; c’est par le dialogue que l’on peut résoudre les conflits, comparer les savoir-faire et échanger les connaissances pour progresser et bâtir ensemble.

A titre individuel, je dois chercher à comprendre l’autre mais l’autre doit également faire cette démarche pour que nous nous comprenions mutuellement et l'on peut parler la même langue sans réussir à communiquer pour autant. Cela peut sembler impraticable et utopique d’arriver à une grande entente humaine mais l’art est fait pour chercher les absolus.

J’ai décidé de décrire cette image pour montrer qu’elle contenait une parole ; tout contient une parole, le bruit des vagues, le parfum des roses et le grondement du tonnerre, c’est ce que fait dire Victor Hugo à son spectre dans le poème « Ce que dit la bouche d’ombre ». Tout parle pour qui sait écouter ; on s’angoisse à penser que le silence n’est que du néant mais je crois que le monde est plus vaste que ses apparences et que nos aptitudes à ressentir les choses sont plus grandes que ce que nos existences veulent bien leurs accorder. C’est ce qui m'a fait dessiner, il n’est pas de néant car tous les silences sont remplis de pensées.